EUROPE
L’Europe présente une très grande diversité d’écosystèmes terrestres et marins nous proposant un panorama remarquable des représentants les plus caractéristiques des divers embranchements du règne animal.
Au-delà de sa faune sauvage, l’Europe dispose d’une faune domestique impressionnante. Patrimoine historique et culturel de l’humanité, les races domestiques sont liées à l’évolution des sociétés humaines, de la Préhistoire à nos jours. Véritable conservatoire des espèces domestiques, ici le but est donc de réapprendre à connaître, à apprécier et à protéger ces animaux qui existent depuis des siècles mais qui, malheureusement, disparaissent progressivement, et de préserver ce patrimoine génétique unique, résultat de milliers d’années de liens entre l’homme et les animaux qu’il a su apprivoiser.
La Ferme Exotique héberge des animaux appartenant à la faune sauvage ainsi qu’à la faune domestique d’Europe.
Au total, vous découvrez plus de 300 animaux de 22 espèces.
La faune domestique:
L’âne (equus asinus):
L’âne est depuis toujours animal de labeur et compagnon des hommes. Son origine se situe dans les déserts africains. « Cheval du pauvre », l’âne ne manque pas de qualités : une bâtée de 300 kg ne lui fait pas peur, il accepte d’être attelé sans problème, et son pied est sûr. Le lait d’ânesse contient plus de protéines et de sucre que celui de la vache. On ne dresse pas un âne, on l’éduque, et il est initié à sa future fonction dès l’âge de 3 ans. Plus méfiant que têtu, il faut s’armer de patience pour le faire changer d’avis.
Le canard (anas):
Les canards nagent et volent parfaitement. Certains passent la plus grande partie de leur vie sur l’eau, ne visitant la terre ferme qu’à l’époque de la reproduction. Leur épais plumage comporte une confortable sous-couche de duvet proche de la peau, qui piège l’air et entretient une douce chaleur, même dans l’eau très froide.
Le cheval (equus caballus):
La domestication du cheval date de 2 500 ans avant J.-C. et a eu lieu en Ukraine. Les chevaux étaient alors élevés pour leur viande, mais aussi pour le travail : labours, bâts, attelages. Près de 500 ans plus tard, la cavalerie apparaît chez les Babyloniens et chez les Grecs. Aujourd’hui, plus de vingt races de chevaux sont officiellement reconnues par les haras nationaux qui font autorité dans ce domaine. On distingue les chevaux de course, les chevaux de selle et les chevaux lourds ou de trait.
La chèvre (capra aegragus hircus):
- girgentana, poitevine, alpine, anglo-nubienne, rove, cou noir du Valais, 4 cornes -
A chaque étape de l’évolution de la civilisation humaine, la chèvre est présente. De nombreuses traces laissées par les peuples préhistoriques prouvent que les caprins ont été domestiqués entre 7 500 et 7 000 avant l’ère chrétienne, en Iran. La « vache du pauvre » accompagna le paysan tout au long de l’histoire, lui fournissant son lait, ses chevreaux et même sa peau pour confectionner des vêtements. La chèvre produit un lait pouvant être consommé nature ou transformé en beurre et surtout en fromage
Le cochon (sus scrofa domesticus):
- cochon de Göttingen, cochon large white -
Tout en rondeurs, assorti d’une queue en tire-bouchon, le porc, ou plus familièrement le cochon, au comportement de bon vivant faisant fi des bonnes manières, est un animal bien sympathique. Il faut dire que nous l’aimons bien dans tous les sens du terme, tant qu’il est possible d’en tirer profit : la peau appréciée en maroquinerie, les soies dont on fait brosses et pinceaux et surtout la chair, qui se prête à toutes les transformations.
Le dindon (meleagris):
Originaire d’Amériquecentrale, le dindon fut introduit en Europe par les Espagnols. La tradition veut que le premier dindon mangé en France fût servi aux noces de Charles IX en 1570. Domestiqué depuis plus de 1 000 ans par les Mexicains, il représente une part importante de leur gastronomie.
Le mouton (ovis aries):
- Thone et Marthode, Ouessant, Solognot -
Les fossiles les plus anciens retrouvés au nord de l’Irak montrent que les chasseurs du mésolithique l’avaient domestiqué 9 000 ans avant J.-C., juste après le chien. Les grandes facultés d’adaptation de l’animal permettent en outre des formules d’élevage variées : en troupeaux, petits ou grands, en plein air ou en bergerie, en plaine ou en montagne. On estime le cheptel global à 10 millions de têtes, ce qui permet aux insomniaques de compter assez longtemps.
Le lapin (oryctolagus):
Avec leurs grandes oreilles et leur petite queue en pompon, les lapins sont présents partout à travers le monde. Tout ouïes, l’œil aux aguets, le nez frémissant, le lapin détecte rapidement le danger. Ils peuvent atteindre 38km/h sur des courtes distances. Les lapins creusent des terriers qui leurs offrent un refuge pendant le jour et les abritent du froid.
L’oie (anser anser):
Les oies sont des oiseaux aquatiques mais elles passent plus de temps sur terre que les canards et les cygnes, leurs proches cousins. Toutefois, au besoin, elles se montrent excellentes nageuses, grâce à leur corps en forme de bateau et à leurs pattes palmées. Leur cri rauque et bruyant et leur sifflement d’agression leur valent la réputation d’être de bonnes gardiennes. Leur cri d’alarme, capable de réveiller un régiment entier, fait fuir sans hésitation le moindre prédateur.
Le pigeon (columba):
Que ce soit le parvis de Notre-Dame de Paris, sur la place Saint-Marc à Venise ou à Trafalgar Square à Londres, les pigeons sont partout. Leur présence est attestée au cœur des cités depuis la plus haute antiquité puisqu’on trouve leur trace environ trois mille ans avant l’ère chrétienne. Très tôt aussi, le pigeon sera utilisé comme messager, une vocation qui perdurera à travers les siècles. Les pigeons d’ornement ou de fantaisie étaient présents dans toutes les cours européennes du Moyen Age. On attribue cependant aux habitants de l’Inde la création de la plupart de ces races originales qui furent améliorées par les Européens.
Le poney (equus caballus):
L’évolution des poneys accompagne celle des chevaux, mais il semble qu’ils aient surtout colonisé les contrées les plus pauvres, au climat rude et difficile. Ces conditions allaient leur dessiner une silhouette caractéristique et développer leur rusticité. Le mot « poney » apparaît en France au début du XIXe siècle, terme peut-être originaire du vieux français « poulenet » qui signifie « petit poulain ».
La poule et le coq (gallus gallus domesticus):
Aujourd’hui les poules et les coqs sont les oiseaux domestiques les plus nombreux (plus de 8 milliards). Cette domestication se perd dans la nuit des temps : elle remonte au moins cinq mille ans avant notre ère, en Inde puis en Chine. L’Europe découvre les volailles vers l’an 600 avant J.-C., lors des migrations humaines vers l’ouest. Il en existe de nombreuses races et types, prisés pour leurs œufs, leur chair ou leur plumage.
La vache Highland (bos taurus):
La Highland vient des montagnes d’Ecosse. Au début du XXe siècle, son physique lui a valu d’être adoptée comme bétail d’ornement. Sa gloire doit beaucoup à sa rusticité et sa faculté d’adaptation. Ce bétail des régions humides est vigoureux et capable de passer l’hiver à l’extérieur. Avec ses longs poils, la Highland ne ressemble à aucun autre bovin.
La faune sauvage
La bernache à cou roux (branta ruficollis):
Mesurant environ 55 cm, cette petite oie a un plumage facilement reconnaissable, le corps et le derrière du cou sont noirs tandis que les joues et le cou sont roux avec un liseré blanc. La bernache à cou roux place souvent son nid près de l’aire d’un faucon pèlerin, d’une buse pattue ou d’une chouette harfang qui lui assure une protection contre les renards et les hermines. La migration s’effectue en grandes troupes souvent mêlées à celles de l’oie rieuse avec qui elle partage la plupart du temps les mêmes aires de gagnage. L’oie rieuse, bien plus grande, donne l’alerte en cas de danger.
La bernache nonette (branta leucopsis):
Elle est moins craintive que la plupart des autres oies, peut-être parce qu’elle est protégée dans de nombreux pays. La poitrine, le cou, le sommet de la tête, le tour de l’œil et le bec sont noirs ; le front, la face, les joues et le menton sont blanc crémeux. Cet ensemble contrasté lui confère un aspect original et la fait ressembler à une petite nonne, d’où son nom. Elle construit son nid sur les falaises d’où les jeunes se jettent pour sauter dans l’eau.
Le cygne:
C’est Richard Cœur de Lion qui, de Chypre, rapporta le premier cygne tuberculé. Il devient alors l’hôte de toutes les cours d’Europe. Il vit à l’état semi-domestiqué sur nos lacs, nos étangs et dans nos jardins publics. Il niche à l’état sauvage dans le nord-ouest de l’Europe, la Russie, l’Asie Mineure, l’Iran, le Turkestan et la Mongolie. Il hiverne jusqu’en Afrique du Nord, en Inde, en Corée et sur la mer Noire.
Le huitrier pie (haemopotus ostralegus):
L’huîtrier pie, qui est également appelé pie de mer, avec son long bec orange, ses pattes roses et son plumage noir et blanc caractéristique, est un hôte commun des rivages, îlots et estuaires d’Europe du Nord-Ouest. Contrairement à ce que son nom semble indiquer, l’huîtrier pie se nourrit rarement d’huîtres. Il trouve sa nourriture au bord de l’eau et utilise son bec puissant qui est fait comme un couteau d’écaille, pour ouvrir les coques, les moules et les crabes.
Le loup de Sarloos (canis lupus lupus x canis lupus familiaris):
Le chien-loup de Saarloos est une race de chien-loup domestique issue à l’origine d’un croisement entre un Berger allemand et une louve de Sibérie. Il tient son nom de son créateur, M. Lendeert Saarloos (1884-1969). C’est un animal vif et débordant d’énergie, de caractère fier et indépendant. Il n’obéit que de sa propre et libre volonté, il n’est pas soumis. Une approche forcée et indésirable par un étranger peut provoquer la manifestation de l’instinct de fuite.
Le mouflon de Corse:
Les animaux présents en Corse sont de souche originelle. Les mâles ont un espace vital plus vaste que celui des femelles, de quelques centaines d’hectares. Le mouflon est assez sédentaire et actif au crépuscule. Il mange et rumine toute la journée. L’animal est sociable et vit en groupes variables. Le mâle est polygame.
Le pilet d’Europe (anas acuta):
C’est le canard de surface le plus élégant et le plus gracieux de tous, il est paisible et sa silhouette se distingue par son cou long et mince, et les longues plumes de sa queue. C’est un oiseau grégaire et très sociable. Il migre sur des distances importantes. Son aire de nidification étant située assez au nord, certains spécimens migrent jusqu’en zone tropicale.
Le renne (rangifer tarandus):
Mâles et femelles portent des bois (panache). Le panache des mâles tombe au début de l’hiver et celui des femelles plus tard au printemps. Les sabots sont larges, adaptés à la marche dans la neige ou la boue des sols qui dégèlent, ainsi qu’à la nage et au pelletage de la neige pour atteindre la nourriture l’hiver. Le renne se nourrit d’herbes, de buissons, d’écorces et de lichens. Le lichen est une nourriture riche qui va fermenter dans le rumen de l’animal ce qui va dégager de la chaleur et réchauffer le renne ; ainsi il n’aura pas besoin d’avoir une activité physique pour se réchauffer, ce qui limite ses dépenses énergétiques.
Le tadorne de Belon (tadorna tadorna):
Le Tadorne de Belon est le plus populaire des tadornes. Il vit en grandes bandes. Sa zone de nourriture est située le long des côtes, dans des estuaires souvent boueux. Profitant de la marée basse, les tadornes filtrent la vase avec leur bec pour en extraire les petits animaux. Dès la naissance, les canetons plongent très bien en cas de besoin. Les jeunes sont parfois groupés en « crèches » sous la surveillance de quelques femelles.








